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Miser sur les subnets à forte marge

Les réseaux d’utilité crypto vivent et meurent au gré du marché. Pendant la phase d’amorçage, les incitations en tokens sont le seul moyen d’attirer des mineurs pour fournir un service. Ce sont elles qui ont lancé le stockage sur Filecoin, la bande passante sur Helium et le calcul sur Bittensor. Sans incitations, personne ne branche de matériel, ne fait tourner de logiciel ni n’apporte de ressources, et le réseau ne décolle jamais.

Mais les incitations en tokens ne sont durables que dans la mesure où le prix du token l’est. Avant l’adéquation produit-marché, la chute du token érode rapidement les marges des mineurs. Les plus faibles abandonnent, ce qui éclaircit les rangs, et lors de baisses plus brutales, cela peut provoquer un exode massif quand miner n’est plus viable. Autrement dit, le réseau risque de tomber dans une spirale de la mort. Quand une entreprise se construit sur un réseau instable, cette fragilité peut la paralyser avant même qu’elle n’arrive à maturité.

Sur Bittensor, les subnets les plus résistants à cette fragilité sont ceux qui coordonnent le savoir et l’expertise humains avec un minimum de capital. Autrement dit, des mineurs qui apportent directement leur intelligence : écrire du code, affiner des modèles, produire des analyses.

Nous appelons ces subnets des subnets à forte marge : leurs coûts de minage restent faibles, ce qui leur permet de mieux :

  1. Encaisser la volatilité et atteindre l’adéquation produit-marché, moment où la dépendance aux incitations s’estompe.
  2. Attirer davantage de mineurs, ce qui accroît la concurrence et accélère l’innovation.

La formule du seuil de rentabilité d’un mineur

Chaque mineur dirige en réalité une petite entreprise. Ses revenus sont les récompenses qu’il tire du subnet, et ses coûts sont tout ce qu’il faut pour être compétitif : payer du calcul dans le cloud, acheter des données ou simplement investir son propre temps. Sa loyauté ne va pas au-delà de cette équation. Les mineurs viennent uniquement pour gagner de l’argent.

Cela crée une dynamique d’une rationalité brutale. Un mineur ne participera que si les récompenses justifient les coûts. Si les marges disparaissent, il part. C’est pourquoi la structure des coûts compte autant. Un CapEx élevé limite le nombre de nouveaux entrants, donc moins de concurrence et moins d’innovation. Un OpEx élevé rend les mineurs en place hypersensibles au prix du token : une baisse de 20 % peut soudain rendre toute l’opération non viable. Pour les équipes de subnets qui bâtissent une vraie entreprise par-dessus, ces deux risques sont existentiels.

Les propriétaires de subnets ne contrôlent pas le prix du token, mais ils peuvent façonner les marges des mineurs. Les subnets les plus résilients sont ceux où les coûts restent faibles par conception : non pas liés à du matériel ou à une infrastructure coûteux, mais à l’intelligence et à l’expertise humaines.

Coordonner l’intelligence humaine

Ridges (Subnet 62) a percé le secret du minage à forte marge grâce à une formule élégante : maximiser les récompenses via une structure où le gagnant rafle tout, tout en réduisant les coûts de minage au strict minimum.

Le premier coup de maître a été de choisir un domaine à faible coût. Miner sur Ridges ne nécessite ni GPU, ni centres de données, ni diplômes de niveau doctorat, ni équipement spécialisé. Ridges a simplement créé une compétition d’intelligence humaine : un tournoi où les meilleurs développeurs d’agents de programmation gagnent.

Le second a été de supprimer les frictions pour les nouveaux mineurs. Avec une simple connexion Google et des frais symboliques de 25 $, les futurs mineurs peuvent commencer à soumettre leurs agents de programmation immédiatement. Ils n’ont même pas besoin de partir de zéro pour le code de leur agent. Comme toutes les soumissions des mineurs sont open source, les nouveaux venus peuvent étudier le code du champion en titre, comprendre ce qui fonctionne et y apporter de réelles améliorations. Cet écosystème ouvert abaisse considérablement les barrières à l’entrée tout en accélérant le rythme de l’innovation sur tout le réseau.

Avec cette structure où le gagnant rafle tout, le meilleur mineur capte la totalité du pool d’émissions de 41 % destiné aux mineurs. Ce modèle à gros enjeux et à fortes récompenses satisfait aisément le calcul coûts-bénéfices initial d’un mineur. Il suffit de remporter la compétition une fois et de rester en tête du classement pendant deux jours pour gagner 120 000 $, soit plus que ce que beaucoup gagnent en un an.

Associées à des dépenses d’exploitation minimales, constituées de temps humain et d’efforts intellectuels plutôt que de matériel ou d’infrastructure, les marges bénéficiaires atteignent le seuil nécessaire pour lancer un produit durable, porté par le réseau.

Notre priorité

Le modèle de Ridges laisse entrevoir l’avenir des subnets qui réussissent. À notre avis, la formule gagnante exploite l’innovation des mineurs dans des activités où l’expertise humaine apporte une valeur démesurée sans exiger d’investissements massifs en capital.

Les compétitions à forte marge et à faibles frais généraux sont exactement le type de subnet que nous voulons soutenir. Si vous construisez dans cette direction, nous serions ravis d’échanger avec vous.

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Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation d’acheter ou de vendre un titre. Unsupervised Capital détient une position en TAO et peut détenir des positions dans les tokens de subnets ou d’autres actifs numériques évoqués ici, et peut acheter, vendre ou modifier ses positions à tout moment. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Les actifs numériques comportent des risques importants, y compris la perte totale du capital. Consultez vos propres conseillers avant toute décision d’investissement.